Xenoblade chronicles – Test du « chef d’oeuvre » de la Wii

Xenoblade chronicles – Test du « chef d’oeuvre » de la Wii

L’année 2016 commence à peine et je viens déjà de terminer mon premier jeu que j’avais entamé en décembre. Oui j’en enfin terminé Xenoblade Chronicles sur Wii, des années après sa sortie. Hissé au rang des RPG cultes, titre emblématique de la Wii, je me devais de le découvrir. Apres plus d’un mois passé à explorer les titans Bionis et Mekonis et après 60h de combats acharnés, que reste-t-il du jeu de Monolith Soft?

J’étais fébrile à l’idée de commencer Xenoblade Chronicles. En effet, malgré les années écoulées depuis sa sortie j’avais réussi à me préserver complètement de tout spoilers concernant le jeu. J’avais entendu parler de la Monado, l’épée emblématique du jeu et c’est à peu près tout. On m’avait vanté cependant un sentiment de liberté assez unique, avec des étendues immenses et un système de combat pouvant se rapprocher de ce que l’on retrouve dans certains MMO. Je voyais derrière ce titre l’aventure avec un grand A et l’occasion pour moi de renouer avec le JRPG car à part Persona 4 Golden qui a su me captiver pendant plus de 90h, la dernière fois qu’un jeu de rôle japonais ne m’a pas agacé de part sa niaiserie doit remonter à l’époque de FF XII. Mais j’avais aussi certaines craintes car si à sa sortie le jeu a su faire l’unanimité autour de ses qualités, avec le temps ont commencé à apparaitre certains avis plutôt sceptiques comme celui de Cinemax.

xenoblade chronicles

Le premier contact a été vraiment exceptionnel! Dès l’écran titre je me suis retrouvé sous le charme de l’OST. Et dès que j’ai lancé le jeu à proprement parlé et que j’ai eu le contrôle de Shulk, le héros, j’ai été bluffé par les paysages immenses et le sentiment de quête initiatique qui transpirait à chaque instant. Techniquement même si on reste sur Wii, le jeu est impressionnant. Les temps de chargements sont hyper court, le jeu ne rame quasiment jamais et la direction artistique est à tomber. Cela m’a d’ailleurs changé de The Last Story (dont vous pouvez lire le test ici) qui a une superbe DA mais une technique un peu décevante par rapport au tour de force que représente Xenoblade Chronicles.

Je ne vais pas forcément m’attarder sur le scénario ici mais j’ai été vraiment emballé dès le départ par ce qui était proposé. De la vengeance, des légendes, une épée mystérieuse sur laquelle on souhaite en apprendre davantage et une quête nous faisant parcourir le corps du titan Bionis littéralement des pieds à la tête. J’ai été surpris par le rythme du jeu qui malgré son immensité et ses longs déplacements parvient à garder un rythme soutenu grâce à des rebondissements bienvenus.

Le système de jeu accentue à chaque instant cette impression de dynamisme de nombreuses façons. Si le jeu comporte un cycle jour/nuit, les habitants du monde ayant chacun leurs habitudes en fonction de l’heure, il ne vous demandera jamais d’attendre l’heure exacte puisque vous pouvez à tout moment modifier l’horloge du jeu afin de ne pas être freiné dans une quête annexe par exemple. Vous aurez aussi la possibilité de vous téléporter quasi instantanément dans tout lieu déjà visité, facilitant ainsi grandement les trajets dans le jeu. Mais ce qui symbolise le plus le dynamisme du titre est sans aucun doute son système de combat.

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On ne contrôle qu’un seul personnage (j’ai jeté mon dévolu sur Shulk durant toute l’aventure) vos deux autres compères étant régis par l’IA du jeu. Les combats font la part belle au placement des personnages autours des adversaires. En effet certaines compétences et attaques auront des effets additionnels ou infligeront plus de dégâts si elles sont effectuées sur le flanc ou dans le dos de l’adversaire. Il est aussi possible de charger une barre d’attaque combinée qui vous permet alors de choisir toutes les attaques de votre groupe pour réaliser un méga combo, l’idée étant d’allier avec intelligence certaines attaques, par exemple une première qui déséquilibre l’adversaire et une deuxième qui peut alors le faire chuter, suivi dans l’idéal d’une troisième qui l’étourdi et d’une quatrième qui tue instantanément tout ennemi étourdi! Et BIM, Méga Combo! C’est une exemple parmi tant d’autre, le système étant particulièrement riche, il demande une attention constante car les combats se passent en temps réel et vos attaques, comme dans un MMO, ont un cooldown bien spécifique et il faut tout le temps anticiper sa prochaine attaque car si l’on perd une seconde à choisir la bonne action, cela peut s’avérer fatal dans certains combats un peu tendu. Ajoutez à cela un système de craft de gemmes pour ajouter des effets particuliers à vos équipements et des compétences que peuvent apprendre vos personnages et qu’ils peuvent se partager entre eux, et vous obtenez l’un des système de combats les plus riches et les mieux foutu dans un RPG/JRPG depuis des années. Et j’en envie de dire heureusement, car du combat vous allez en bouffer par palette de douze!!!

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Si au début j’étais hyper emballé par le système de combat, j’ai assez vite déchanté face à l’équilibrage du jeu. Je m’explique : les combats ne sont pas aléatoires dans le jeu et vous pouvez absolument éviter les monstres. Bonne idée sur le papier, belle connerie dans les faits, car si vous n’affrontez pas tout les monstres sur votre route vous ne serez tout simplement pas au niveau pour  affronter le boss de la zone, ou si ça passe, la prochaine zone vous demandera obligatoirement de farmer. Il est recommandé d’être un ou deux niveaux au dessus de celui des monstres pour éviter de se prendre de sacrées dérouillées. Et globalement cela fonctionne assez bien et le jeu ne m’a demandé que peu de levelling durant les 3/4 du titre…………………

…………….Quand je vous disais que j’ai terminé le titre, et bien en fait j’ai menti!!! Pour la première fois depuis des années, je ne suis pas allée au bout d’un jeu. La faute en est ce foutu levelling. Arrivé vers la fin du jeu, en roulant sur tout les monstres du jeu, y compris ceux de la zone en cours, mes personnages sont niveau 65. Le boss arrive, il est niveau 70. Je tique un peu, surtout après mes 3 dernières heures de jeu à enchainer les combats pour faire gagner quelques pauvre niveaux d’expériences à mes personnages. Les game over s’enchainent, je dois me rendre à l’évidence je ne passerai pas ce boss à moins de farmer encore quelques heures. Je me renseigne sur internet et commence à voir l’ampleur du farm qui m’attend pour enchainer tous les boss jusqu’à la fin du jeu. Il aurait fallut que je prenne 10 level pour terminer le jeu!!! 10 level de farm, des heures de combats à ne faire que ça. J’ai donc abandonné devant l’ampleur de cette tâche qui aurait fini de me dégouter du jeu. Car oui, si j’ai lâchement abandonné Xenoblade Chronicles, son scénario ou du moins sa construction y sont aussi pour quelque chose.

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heureusement que la direction artistique du jeu est sublime

Je vous le disais un peu plus haut, j’ai adoré le sentiment de quête initiatique qui se dégage du jeu, du moins dans sa première moitié. Le voyage des protagonistes à travers Bionis pour rejoindre sa tête est assez incroyable et me motivait grandement. Découverte de nouveaux endroits, de nouvelles personnes, de nouvelles race et apparition de nouveaux mystères. J’ai commencé à tiquer lorsque je suis arrivé à la tête de Bionis. L’ascension du Titan avait été bien trop rapide à mon goût et surement aussi au goût des scénaristes. Car à partir de ce moment là on enchaine éléments perturbateurs sur éléments perturbateurs afin de rallonger artificiellement la durée de vie. Si cela passe encore tant que l’on est sur Bionis, dans le dernier tiers du jeu c’est assez infâme car cela pousse à de nombreux allers retours inutiles toujours pour le même motif : activer des ascenseurs car ils sont tous en panne ou non alimentés! Belle inspiration! Couplé au farm obligatoire au même endroit dans le jeu ça m’a découragé. Je crois finalement que j’ai bien fait car après avoir regardé la fin du jeu via des Let’s Play sur Youtube, c’est le moment où les scénaristes ont décidé de prendre de la drogue. Tout part en sucette et alors qu’on aurait pu avoir quelque chose d’excellent dans le lignée de toute l’aventure, le délire final m’a laissé complètement indifférent.

L’année 2016 commence à peine et je viens déjà de terminer mon premier jeu que j’avais entamé en décembre. Oui j’en enfin terminé Xenoblade Chronicles sur Wii, des années après sa sortie. Hissé au rang des RPG cultes, titre emblématique de la Wii, je me devais de le découvrir. Apres plus d’un mois passé à explorer les titans Bionis et Mekonis et après 60h de combats acharnés, que reste-t-il du jeu de Monolith Soft? J’étais fébrile à l’idée de commencer Xenoblade Chronicles. En effet, malgré les années écoulées depuis sa sortie j’avais réussi à me préserver complètement de tout spoilers…

Vue d'ensemble des tests

Direction artistique
OST
Scénario
Gameplay

Très bon mais pas exceptionnel

Résumé : Il ne faut pas s’y tromper, Xenoblade Chronicles reste excellent dans son ensemble et m’a offert de très bon moment. Sans jamais tomber dans la niaiserie que l’on retrouve trop souvent dans les JRPG, il propose des décors somptueux, une musique à couper le souffle, un système de combat incroyable et 2/3 de scénario épique et très agréable. Malheureusement son manque d’équilibrage sur la fin et le manque d’inspiration des scénaristes gâchent un peu le tout. Xenoblade n’est finalement pas le chef d’oeuvre dont j’avais tant attendu parlé mais il reste un excellent titre. J’espère que Xenoblade Chronicles X saura combler ces écueils. Je m’y mettrais dans quelques semaines.

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3 commentaires

  1. Très intéressant cet article. Je n’ai moi-même jamais joué à Xenoblade et ne sais finalement que très peu de choses à son sujet, du coup je suis intrigué.
    Par contre le coup du farming à outrance à la fin, c’est la douche froide là : très peu pour moi ! :O

  2. Ah on a un avis similaire finalement ! C’est vraiment un titre avec plein de qualités : son monde ouvert immense, son système de combat sympa, même son histoire (malgré une narration et des dialogues relous). Sauf que moi ça m’a vite gavé. Parce que mon expérience s’est résumé à ces points et sur plus de 60h, c’est pas assez. Donc on progresse, en tuant tous les monstres, tout le temps, juste pour voir le prochain rebondissement (et sur la fin, c’est artistiquement pas au top et scénaristiquement une cata) et voila. A part les quêtes de relations de perso, y’en a juste aucune autre motivante, et c’est super triste parce qu’il y aurait eu de quoi faire dans cet univers.

    • Je me rend compte que je ne t’avais même pas répondu. honte à moi!
      Tu as raison, le jeu est vraiment plein de qualités (même si pour ma part j’ai pas trop ressenti le coup des dialogues relou, le rythme étant assez bien mené par rapport à bon nombre d’autres RPG Japonais bien plus bavards), mais effectivement je ne jouais que pour voir le prochain rebondissement et si au début les premières 15mn de combats dans chaque zone ne m’ennuyait pas, après je combattait vraiment avec une certaine lassitude. Du coup j’étais hyper motivé pour faire Xenoblade Chronicles X mais apparemment il y a encore moins de scénario et les quêtes FEDEX et farm sont toujours là… Je sais pas si je vais me le prendre finalement. Ce qui me ferait craquer c’est de retrouver davantage un esprit à la Phantasy Star Online dans cet opus.

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