[Test] Metal Gear Solid V The Phantom Pain

[Test] Metal Gear Solid V The Phantom Pain

Point d’orgue d’une année 2015 riche en hits tous plus incroyables et singuliers les uns que les autres (Bloodborne, The Witcher 3) Metal Gear Solid V The Phantom Pain était l’un des jeux que j’attendais le plus. Conclusion d’une saga phare débutée il y a 28 ans et qui aura marqué le jeu vidéo comme aucune autre, cet opus est aussi celui de la rupture entre son créateur Hideo Kojima et son éditeur Konami. 

Le jeu est sorti le 1er septembre et ce n’est que récemment que je l’ai terminé. J’ai souhaité pour ce titre prendre réellement mon temps, le savourer, le déguster car je savais bien que chaque minute passée sur ce jeu me rapprocherait inéluctablement de la fin de cette saga que, vous le savez, j’adore par dessus tout depuis que j’ai eu la chance de poser mes mains sur la version PS1 de Metal Gear Solid lorsque j’avais 11 ans. Au final il m’est difficile de partager avec vous mon avis sur ce titre tant j’ai été marqué et touché par certaines choses et pas toujours dans le bon sens. Je vais donc essayer d’écrire quelque chose d’organisé.

metal gear solid the phantom pain afghanistan

Comme à son habitude, Hideo Kojima nous livre ici un titre incroyablement réussi sur le plan graphique. Le Fox Engine qui a été développé pour ce jeu et son prologue Ground Zeroes fait des merveilles tout particulièrement dans le rendu des éclairages. Se balader en Afghanistan au petit matin permet de se rendre compte de l’incroyable rendu à la limite du photoréalisme, notamment avec les rochers et le ciel qui sont vraiment saisissant. La modélisation des personnages principaux et surtout de leurs visages est impeccable et la motion capture utilisée permet de vraiment ressentir toutes les émotions. Durant mes 90h de jeu je dois bien avouer que le jeu a toujours tenu ses 60 images par secondes et je n’ai rencontré aucun bug ce qui est suffisamment rare de nos jours pour être souligné!

Le gameplay de The Phantom Pain représente l’une des évolution majeure incarnée par cet opus. Fort de son observation des triples A occidentaux de ces dernières années, Kojima a su dépoussiérer et sublimer la formule de l’infiltration dans Metal Gear! Si la promesse d’un vrai monde ouvert n’est pas forcément tenue puisque nous avons affaire à trois grandes zones séparées les unes des autres (Afghanistan, frontière entre l’Angola et le Zaïre et la Mother Base), la liberté laissée au joueur est unique. Il y a des centaines de façon d’appréhender le jeu et je sais qu’à l’issue de ma presque centaine d’heure de jeu sur le titre il y a de nombreuses approches que je n’ai pas tenté. Je ne me suis jamais servi des leurres pour berner les soldats ennemis par exemple. Le fait d’arriver sur un poste de garde, de prendre le temps de l’observer, de marquer les ennemis, d’attendre le bon moment en trouvant l’approche la moins létale possible est un réel bonheur. Lorsque je suis parvenu à infiltrer un avant poste et à en ressortir tel un fantôme, je dois bien avouer que j’ai atteint l’extase vidéo ludique. Et ce fut aussi le cas lorsque je fus repéré et que, acculé dans un coin d’une base ennemie et dépassé par le nombre de garde, je fis appel à ma Mother Base pour effectuer une frappe aérienne tout en appelant mon hélico pour nettoyer la zone. J’en suis ressorti ruiné mais vivant et avec la satisfaction d’avoir su m’adapter. Metal Gear Solid V The Phantom Pain offre une liberté et une flexibilité jamais vu dans le genre du jeu d’infiltration et je dois reconnaitre que Kojima a fait très fort pour imbriquer à la quasi perfection tous les éléments de gameplay entre eux pour atteindre un équilibre quasi parfait!

metal gear solid v the phantom painMetal Gear Solid V the Phantom Pain Pequod

Si vous avez joué à Peace Walker et avez aimé la gestion de la Mother Base, vous serez aux anges avec The Phantom Pain! Le recrutement des soldats et des ressources est indispensable à la bonne progression du jeu afin de développer des armes et équipement permettant de mieux appréhender les phases d’infiltration ou bien afin de gagner en puissance de feu pour se frotter aux véhicules blindés par exemple. Cependant on sera ici assez rapidement à court de PIM, la monnaie du jeu permettant de développer sa base et les équipements, ce qui oblige à farmer les ressources et les missions ce qui peut s’avérer assez fastidieux. J’ai cependant vraiment apprécié le fait de me balader dans ma base et de la voir se développer au fur et à mesure de mes investissements.

Metal Gear Solid V The Phantom Pain Mother Base

Ayant évacué le côté technique du jeu il me reste à vous parler du fond! Car oui, un Metal Gear c’est avant tout un scénario, des révélations et des twist en pagaille, des heures et des heures de cinématiques et de conversations radio qui auront très vite fait de souler et de perdre le non initié… enfin ça c’était avant car pour la profondeur du scénario il faudra repasser, 90% du jeu étant constitué de gameplay pur désormais.

Je le sais, les détracteurs de la série et même certains fans ont souvent pu être gêné par l’omniprésence des phases purement narratives dans les Metal Gear. Souvent bavards, parfois trop (n’est-ce pas Metal Gear Solid 4??) j’ai toujours été accroché par cette narration. Je savais que The Phantom Pain allait représenter un tournant en allégeant ces longues phases afin de mieux équilibrer le jeu mais pour être totalement franc avec vous je ne m’attendais pas à une telle déception.

Oui, déception, le mot est lâché! Sans aucun spoil, le synopsis de base est assez simple. Big Boss se réveille après 9 années de coma provoquée suite à l’attaque sur la Mother Base à la fin de Ground Zeroes. Mutilé tant physiquement que psychologiquement il cherchera à se venger de Skull Face et de Cypher. Voilà pour le point de départ du jeu…. et rien n’évoluera durant au moins 40 heures de jeu! Aucun nouvel enjeu ni retournement de situation incroyable, la narration et le scénario sont d’une platitude assez désolante d’autant plus lorsque l’on sait que c’est le dernier Metal Gear Solid auquel on aura droit. Les cinématiques durent entre 30 secondes (!!!) et 6 minutes environ pour la plus longue et les conversations radio par Codec sont remplacées par des cassettes audio totalement optionnelles que le joueur peut écouter quand il le désire. Si l’on gagne en flexibilité avec ce principe, on se rend vite compte d’une chose qui personnellement m’attriste profondément : Metal Gear Solid V The Phantom Pain n’est pas un jeu fini!

On le sent tout au long du jeu, un grand nombre de cassettes audio auraient mérités d’être des scènes cinématique, ce qui n’auraient pas entaché le rythme du jeu, la plupart des cassettes faisant entre 1 minute et 4 minutes. De plus vous avez du entendre parler de ce fameux chapitre 51 (le jeu en comportant 50) que l’on trouve dans le blu ray de l’édition collector et que Kojima n’a pas eu le temps d’intégré dans le jeu avant sa sortie alors qu’il apportait je trouve une conclusion capitale à l’un des arcs narratif développé dans le jeu.

metal gear solid v the phantom pain chapitre 51

Si vous n’avez jamais vu cette scène dans le jeu c’est normal, elle fait partie du chapitre fantôme, le 51 absent pour manque de temps.

Metal Gear c’était avant tout des personnages emblématiques, charismatiques. Là aussi, c’était avant. Si Kazuhira Miller est très convainquant dans le rôle de l’acolyte dévoré par le désir de vengeance et Revolver Ocelot parfaitement cohérent par rapport à ce que l’on connaissait de lui jusqu’à présent, les autres personnages sont extrêmement peu développé. A peine effleurés, je ne me suis attaché à aucun d’eux, si ce n’est un tout petit peu à Quiet. Là aussi un énorme problème apparait : Miller et Ocelot représentent plus de 80% des lignes de dialogue! On savait que Big Boss serait un peu plus silencieux dans cet opus mais pas à ce point! Si Kieffer Sutherland fait un travail remarquable, je me demande cependant si il n’était pas trop cher. Peut-être est-ce une explication au fait que Venom Snake n’ouvre quasiment jamais la bouche…. Décevant.

Que dire du fait que la moitié des missions ne fassent pas vraiment avancer l’histoire, que la quasi intégralité des cut scene se déroulent au sein de la Mother Base et que des personnages, teasé depuis les premiers trailers comme Eli ce jeune enfant blond, soient si peu mis en valeur. Ce manque de finition scénaristique n’est certainement pas uniquement imputable à Hideo Kojima mais résulte surement de la relation chaotique entre lui et Konami. Développement trop long, trop coûteux, l’éditeur a probablement précipité la sortie de ce titre. En revanche Kojima est seul responsable de la fin du titre et de sa révélation finale tout comme la promesse de boucler la boucle…

metal gear solid spoiler alert

Je vous préviens par avance, le prochain paragraphe est empli de SPOILERS, si vous n’avez pas fini le jeu, rendez vous directement à la conclusion de cet article en bas de page

Big Boss se réveille après 9 ans de coma, mutilé, il lui manque un bras et des éclats de shrapnel  sont logés dans son corps et son crâne. Les cicatrices sont nombreuses, un peu trop d’ailleurs. Les indices quant au twist final étaient pourtant présent tout au long du jeu, parfois de façon un peu grossière, et pourtant je refusais d’y croire. Pourtant Kojima ne laisse aucun doute lors de la missions 46 : oui je venais de passer plus de 90 heures à jouer avec un personnage qui n’était pas Big Boss. Venom Snake n’était qu’une doublure ayant subi des opérations de chirurgie esthétique et un conditionnement mental, tout cela dans le but d’attirer l’attention sur lui pendant que le vrai Big Boss prendrait le temps dans l’ombre de fonder Zanzibar Land, théâtre des opérations de Metal Gear 2 sur MSX….

Si avec le recul j’apprécie quelque peu cette situation qui voit l’introduction décisive d’un nouvel élément dans la chronologie pourtant bien connue de la série, j’en retire finalement un goût amer. Oui j’aurai préféré incarner Naked Snake plutôt que cet ersatz. Cela explique sans doute la platitude du scénario et le mutisme de Venom Snake, ce fantôme de Big Boss. Mais j’ai surtout trouvé cela trop facile! Je voulais voir et j’attendais la descente aux enfer du vrai Big Boss pour arriver à l’incident d’Outer Heaven, voir peut-être une confrontation suggérée ou au moins évoquée avec Solid Snake. Au lieu de ça Kojima aura choisi de ne pas faire descendre Big Boss de son piédestal, confirmant ainsi son statut de véritable protagoniste principal et héros de la saga, usant d’un double « démoniaque » pour mieux remanier la chronologie et les événements.

Cela soulève sont lot d’incohérences plus ou moins grandes dans cette saga complexe. Je suis assez perplexe face à cette conclusion et je serai ravi d’échanger avec vous là-dessus pour y voir un peu plus clair.

Toujours est-il qu’il n’y a aucune tension dramatique dans le jeu et que l’on peut légitimement s’interroger sur l’existence même du jeu qui chronologiquement explore une période qui n’avait pas forcément lieu d’être à moins de mettre en valeurs certains éléments clefs comme la relation de Big Boss avec ses clones, a peine effleurée ici, voir même la relation avec Franck Jaegger alias Gray Fox…


Point d’orgue d’une année 2015 riche en hits tous plus incroyables et singuliers les uns que les autres (Bloodborne, The Witcher 3) Metal Gear Solid V The Phantom Pain était l'un des jeux que j’attendais le plus. Conclusion d’une saga phare débutée il y a 28 ans et qui aura marqué le jeu vidéo comme aucune autre, cet opus est aussi celui de la rupture entre son créateur Hideo Kojima et son éditeur Konami.  Le jeu est sorti le 1er septembre et ce n’est que récemment que je l’ai terminé. J’ai souhaité pour ce titre prendre réellement mon temps, le…

Vue d'ensemble des tests

Technique
Gameplay
Bande son
scénario

J'ai mal!

Résumé : Pour conclure, Metal Gear Solid V The Phantom Pain n’est pas à mes yeux le hit que j’attendais depuis plus de trois ans. Je suis triste de sentir le côté inachevé de ce titre qui me fait prendre conscience de ce à quoi nous n’avons pas eu droit. Si le gameplay et la technique du titre sont incroyable, le traitement des personnages, du scénario et le twist final laissent un goût amer dans la bouche… un vide qui ne sera jamais comblé, une trahison aussi peut-être du même ordre que celle vécu par un personnage dans le jeu.. C’est peut-être ça finalement la véritable réussite de Kojima, faire ressentir « The Phantom Pain » au joueur, la douleur fantôme laissé par un membre manquant…

70

10 commentaires

  1. Jamais jeu n’a mieux porté son nom il me semble…

    Quant à ton interprétation de la fin, c’est amusant mais c’est la troisième différente que je lis, preuve que tout n’est pas si simple… :3
    On se rejoint en tous cas sur bon nombre de points : gameplay excellent, scénario moins mais surtout amputé, qualités graphiques indéniables…

    MGS V est un super jeu mais il passe à ça d’être un très grand opus. A ça ! (dit-il en illustrant son idée par un tout petit écart entre son index et son pouce)

    Je suis ravi de te lire à nouveau en tous cas, c’était un bien chouette article et ça valait le coup d’attendre ! /o/

    • C’est clair que rien n’est simple dans cette fin qui n’est pas seulement celle du jeu mais celle d’une saga! Ton illustration avec tes doigts me fait beaucoup rire et je suis entièrement d’accord avec toi, ça aurait pu être un chef d’oeuvre mais il trébuche maladroitement sur la dernière marche ;)

  2. Perso j’aime bien la fin malgré le fait qu’on la voie venir à des km. Je la trouve quand même intelligemment faite, en particulier lorsque que Venom écoute l’enregistrement de Big Boss et que ce dernier lui dit « I’m Big Boss, and you are too. ». C’est un peu comme s’il s’adressait directement au joueur directement : « Tu ne m’as pas incarné dans cet épisode et tu t’en doutais mais au final, ça ne change rien, avec tout ce que tu as vécu, tout ce que tu as fait, tu es aussi un Big Boss ». Ca ne me choque pas plus que ça. Plusieurs Big Boss, tout comme il y a plusieurs Snake. Ca justifie même le fait qu’il meurt deux fois dans les épisodes MSX ^^
    Le véritable souci après c’est évidemment ces épisodes amputés et ce sentiment d’inachevé (notamment dans la façon d’amener cette fin). Oui scénaristiquement, j’en voulais plus. Peu importe que Venom ne soit pas le vrai Snake de MGS 3, je voulais le voir baver, le voir devenir un démon… Ce n’est pas le cas, la faute à ce manque de cinématiques. Frustrant, d’autant plus que les rares présentes sont pour certaines magistrales.

    Pourtant est ce que je suis déçu pour autant, un peu et à la fois ce serait de l’hypocrisie de ma part tellement j’ai eu de plaisir à traverser ce MGS grâce à son gameplay parfait. Oui parfait, j’ai vraiment l’impression de pouvoir refaire toutes les missions de mille façons possibles. Pour moi on est en face du meilleur système d’infiltration de la saga et surement ever en fait.

    En fait, comme les précédents MGS, c’est un jeu que je voulais faire pour son scénar’ et peu pour son gameplay. Du coup, oui, déçu et à la fois tellement agréablement surpris.
    Bref, un épisode qui continuera à faire débat. Pour ma part, c’est une phrase de Nem’ que je retiendrais : « Il n’y a rien à reprocher au contenu de ce Phantom Pain, c’est ce qui n’est pas là qu’on regrette. »

    PS : Heureux de te revoir. Tu as beaucoup de lecture et d’écriture à rattraper :D

    • Effectivement elle est bien construite et possède plusieurs niveaux de lecture. J’ai effectivement été touché par cette façon dont Kojima s’adresse directement à nous par le biais de cette cassette qui est davantage un message du créateur au joueur mais le fait qu’il y ait plusieurs Big Boss me gêne tout de même scénaristiquement par rapport à ce que l’on connaissait de la série. Ce n’était pas une révélation que je souhaitait, mais je suis sans doute ici davantage dans le ressenti très personnel.
      Cependant la phrase de Nem’ est très très juste, et il est vrai que le gameplay est incroyablement bien équilibré et que j’y rejouerai constamment avec plaisir je pense (hormis les missions avec les Skulls par contre ^^) mais comme toi j’aurai voulu davantage de scénario, un meilleur équilibre.

  3. Personnellement je n’ai pas été décu du jeu par son contenu. Le gameplay est juste excellent et procure des sensations de dingue. Après oui on peut chipoter sur le scénario, sur certaines choses qui sont courus d’avance, mais beaucoup ne voient pas les multiples références qu’il faut connaitre, comme le livre 1984 qui est cité partout et qui sert d’année de mise en scene du jeu.

    Je te conseille de lire ce pavé énorme, qui explique bien les choses selon moi. Prévois 1h de lecture, mais lis ca en plusieurs fois.

    http://lamalledemanji.blogspot.be/2015/10/retour-sur-mgs-v-le-mal-aime.html

    • Comme l’a dit Cinemax dans son commentaire, c’est surtout ce qui n’est pas dans le jeu que l’on regrette, et toutes les attentes que l’on a pu projeter sur ce titre durant les années d’attente. Effectivement le gameplay est excellent et l’intégralité du jeu est truffé de références comme 1984 en effet. Un grand nombre de dialogues, de situations et de thématiques ont bien évidemment plusieurs niveaux de lecture et Kojima est toujours aussi bon là dedans. Mais cela ne m’empêche pas de rester sur ma fin quand je le compare aux autres MGS qui apportaient bien plus d’éléments à la mythologie de la saga.
      Merci beaucoup pour le lien je vais aller lire ça tranquillement ;)

  4. Je ne dirai rien de plus qu’un J’aime bien ton raisonnement :D Je me suis assez exprimé sur le test et mon édito pour ma part :)

    • Ahahah merci beaucoup l’ami! :D
      Je l’avoue, je n’ai pas lu le test ni l’édito, je file y jeter un oeil.
      Cependant je dois bien avouer qu’avec le recul de quelques semaines supplémentaire, et le fait que j’ai rejoué à The Witcher 3 entre temps, je me rend compte que MGS V est quand même un petit peu anachronique dans sa narration/mise en scène. Les polonais de CD Projekt ont mis la barre très très haut pour la plupart des studios désormais.

  5. Pour ma part, c’est clairement mon jeu de l’année !

    • Je suis content que tu ai su y trouver ton bonheur. Je serai de mauvaise foi en disant que je suis totalement déçu par le jeu, car je me suis bien amusé dessus et il est très agréable à prendre en main, mais comme le disait Cinemax et Nem’, je regrette surtout ce que je n’ai pas eu, j’en aurai voulu davantage, plus de scénario, plus de twist, etc… C’est la fin d’une saga que j’ai commencé à suivre lorsque j’avais 10 ans et celà me rend infiniment triste je crois.

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