Metal Gear Solid, la plus grande saga vidéo ludique?

Metal Gear Solid, la plus grande saga vidéo ludique?

Annoncé en 2012, Metal Gear Solid V arrive enfin chez nous dès mardi et pour fêter cet évènement j’avais envie de vous écrire un petit article concernant mon amour pour cette saga que je suis avec passion depuis 1998 et la sortie de Metal Gear Solid sur Playstation, j’avais alors 10 ans.

Oui, la sortie de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain est un évènement pour de nombreuses raisons. Comme ses ainés, MGS V est attendu depuis de très nombreuses années, Kojima ayant eu la bonne idée de ne pas tomber dans le piège de l’annualisation de sa franchise, créant ainsi une attente véritable autour de ses jeux, véritables rendez-vous dans la vie d’une console et des gamers. Prenant soin de peaufiner ses jeux à l’extrême, avec un sens incroyable du détail, il est rare de retrouver deux Metal Gear sur une seule machine, Kojima aimant mettre le meilleur de la technologie au service des aventures de Snake. D’ailleurs on retrouve ce sens du détail dans les trailers qui contrairement à ce que l’on pourrait croire n’en dévoilent jamais trop et jouent constamment avec nous. Metal Gear Solid V marque d’ailleurs à ce titre un tournant décisif, le jeu ayant été séparé en deux avec son prologue Ground Zeroes, la communication et le buzz n’en a jamais été aussi fort j’ai l’impression. Car si les jeux Metal Gear sont des jeux qui marquent les joueurs, l’expérience commence dès l’annonce du jeu et la diffusion des premières images.

Mais évidemment, vous le savez, c’est un évènement car il s’agira du dernier jeu (et cette fois-ci c’est pour de bon) de la saga dirigée par Hideo Kojima. Signant la fin de sa relation avec l’éditeur Konami, Hideo nous livre ici son adieu à Snake tournant ainsi véritablement la page de la saga qui l’a occupé depuis près de 28 ans.

Vous le comprenez déjà aisément, j’attends avec impatience ce Metal Gear Solid V The Phantom Pain mais pas seulement, je l’attends avec beaucoup d’émotions.

Metal Gear Solid

Les artworks et le design de la série sont incroyables! Yoji Shinkawa a un trait unique!

Metal Gear est l’une des rare saga à littéralement me procurer des frissons! Je me souviens parfaitement de mon premier contact avec Solid Snake dans la base de Shadow Moses, tout d’abord par le biais de la démo. J’ai ensuite pu mettre la main sur le jeu que mon frère avait acheté. Je me rappelle que la gameplay m’avait tout simplement épaté avec cette infiltration que je découvrais à l’époque et qui me confrontait à une IA redoutable du haut de mes 10ans (et nos exigences en 1998 n’étaient pas les mêmes non plus!). Et j’ai été frappé par le jeu sans prévenir, avec son scénario émouvant, épique et surprenant, sa musique (The Best is Yet to Come est magistrale!) et cette façon révolutionnaire de briser le 4ème mur en s’adressant directement au joueur.

Je n’attendais pas particulièrement de suite. J’ai donc été surpris mais surtout fou d’impatience à l’annonce de Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty avec ce fameux trailer du Tanker. Je me souviens de ma surprise lorsque j’ai compris que durant 90% du jeu j’incarnerai Raiden et non pas Solid Snake. Mais je me souviens surtout de la claque que j’ai pris lorsque j’ai compris le poids que ce regard extérieur donnait à ce personnage. Oui, ce fut l’un des moment où je pris définitivement conscience que Kojima n’était pas un créateur de jeu comme les autres, qu’il ne laissait rien au hasard et que oui, peut-être, c’était un génie!

Metal Gear Solid

Metal Gear Solid 3 Snake Eater fut une révélation lui aussi, c’est peut-être d’ailleurs mon épisode favori. En effet si les deux précédents jeux avaient fait la lumière sur la genèse des Enfants Terribles (Solid/Liquid/Solidus Snake), clones de Big Boss, ce dernier constituait jusqu’à alors le Méchant absolu dont l’ombre planait sur les intrigues et ce malgré son décès. Mais Hideo Kojima, toujours désireux de prendre le joueur à contre pied de ses attentes décida alors de nous le faire incarner au cours de sa première mission, celle qui allait le faire passer de Naked Snake à Big Boss. Prenant place en 1964 en pleine Guerre Froide, le jeu est teinté d’une ambiance d’espionnage très plaisante. Mais surtout Kojima créa l’un des personnages les plus culte du jeux vidéo en la personne de The Boss, le mentor du Snake original. Prenant le joueur de cours avec des révélations finales renversantes, Hideo nous montre ainsi que rien n’est simple, que les «bons» et les «méchants» sont des notions toutes relatives et il supprime tout manichéisme de sa saga. Se dessine alors la psychologie de Big Boss et on se surprend à finalement comprendre son futur retournement, faisant ainsi de lui la figure paternelle à abattre.

Depuis Metal Gear Solid 2, Hideo Kojima a toujours clamé haut et fort qu’il ne ferait plus de Metal Gear, et ce à chaque nouvel épisode. Si Metal Gear Solid 4 Guns of the Patriots pouvait légitimement passer pour être l’ultime opus de la saga, celui qui allait boucler la boucle, il n’en fut finalement rien. Car si le jeu est parfois indigeste, le papa de Snake ayant essayé d’apporter des réponses à toutes les questions et intrigues développées au cours des jeux précédents, ce jeu n’était finalement que la fin de l’histoire de Solid Snake, dernier rescapé des Enfants Terribles. Touchant, émouvant car il n’est jamais facile de faire ses adieux à un personnage auquel on a pris plaisir à s’attacher des années durant, il est peut-être le plus imparfait des jeux de la saga. Il a cependant le mérite de faire définitivement la lumière sur ce dont on se doutait depuis quelques temps déjà : le vrai héro de cette série n’est pas Solid Snake mais bel et bien Naked Snake/BigBoss/Venom Snake! Cette prise de conscience fut décisive en ce qui me concerne.

Metal Gear Solid

Big Boss, LE personnage principal de Metal Gear. De gauche à droite et de haut en bas : Metal Gear Solid 3, Peace Walker, Ground Zeroes et Metal Gear Solid 4

En effet Metal Gear Solid fait partie de ces rares saga dont chaque jeu gagne à être refait lorsque l’on a terminé sa suite, le scénario prenant ainsi une toute autre ampleur au vu des révélations faite aux joueurs. Si l’on a souvent reproché à Kojima de faire des jeux trop bavard, créant ainsi des incohérences dans le scénario global, ces dernières sont tout de même très très rares et à mon avis largement pardonnable au vu du travail effectué durant 28 ans!

Je pourrai continuer des heures et des heures à parler de Metal Gear Solid, de ses OST tout simplement cultes (celle de The Phantom Pain m’a d’ailleurs tout l’air très bien partie pour devenir l’une des meilleurs de la série) mais je vais m’arrêter là. Je ne peux cependant que vous donnez un conseil si vous n’avez pas fait les jeux précédents Metal Gear Solid V The Phantom Pain : faites les au plus vite et surtout respectez l’ordre chronologique de sortie des jeux, cela rend le scénario bien plus savoureux. Par ailleurs avec la Metal Gear Solid HD Collection, et/ou la Legacy collection sur PS3, vous avez toutes les possibilités pour rattraper votre retard. Pour celles et ceux qui préféreraient se procurer des ouvrages de qualité revenant sur le scénario de la saga mais aussi sur la genèse des épisodes, de leurs gameplay et sur des thématiques récurrentes dans la série, je ne peux que vous recommander l’ouvrage initialement paru chez Pix’n Love, «Metal Gear Solid, Une oeuvre culte de Hideo Kojima». En rupture actuellement il sera réédité chez Third Edition agrémenté de pages concernant Groud Zeroes et Phantom Pain. Très instructif aussi le très bon hors-série n°7 du regretté IG Mag, «Metal Gear Solid, la saga aux multiples facettes». Ils sont peut-être trouvables en occasion sur internet, si vous tombez dessus n’hésitez pas une seconde à les acheter!

Vivement Mardi, d’ici là je retourne sur Ground Zeroes ;)

4 commentaires

  1. Comme je le disais je ne sais plus où ni quand, MGS est une série que je connais de manière assez générale mais que j’ai très peu expérimentée (MGS 1 et GZ uniquement). Ça ne m’empêche pas de connaître quasiment tous les tenants et aboutissants de la saga, cela dit.
    Enfin tout ça pour dire que j’ai une véritable envie de m’essayer à tous ces jeux, chose que j’espère pouvoir faire dans les plus brefs délais, histoire d’enfin boucler la boucle comme il faut.

    En tous cas, c’est un bien chouette article que tu nous offres là, c’est cool. On sent que cette série te passionne, ça fait plaisir à lire. :)

    • Merci beaucoup, effectivement je suis passionné par cette série et je perd un peu tout sens de la mesure dès qu’il sagit des aventures des Snake!! C’est bien que tu connaisse presque tous les tenants et aboutissants du scénario pour attaquer phantom pain et dépêche toi de te mettre aux autres jeux, même si les faire après The Phantom Pain risque d’être assez délicat je pense ;)

  2. Nooooon ! La plus grande série, c’est super Mario, on le sait tous :p ! http://otakugame.fr/dossier-lhistoire-de-mario-de-donkey-kong-a-super-mario-maker/

    Joli micro dossier sinon ;)

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